Julie Grollier

Julie Grollier est une physicienne française, spécialiste de spintronique.

Biographie

Née à Poitiers en 1975, Julie Grollier commence des études d’ingénieur à l’École supérieure d’électricité avant d’effectuer un stage décisif sur la supraconductivité au Laboratoire de cristallographie et sciences des matériaux à Caen[1]. Diplômée de l’École normale supérieure de Cachan, elle soutient en 2003, sous la direction d’Albert Fert, une thèse sur le « Renversement d’aimantation par injection d’un courant polarisé en spin »[2]. Il s'agit d'un phénomène de spintronique permettant de contrôler par un courant électrique la direction d’une aimantation dans des nano-objets.

Julie Grollier effectue ensuite à l’Université de Groningue aux Pays-Bas puis à l’Institut d'électronique fondamentale d’Orsay deux post doctorats sur la dynamique de l’aimantation de nano-aimants.

En 2005 elle est recrutée comme chargée de recherche CNRS au sein de l'Unité mixte de physique CNRS/Thales[3]. Depuis 2015, elle y est directrice de recherche.

Elle participe au projet cerveau humain, rassemblant 87 groupes de recherche qui cherchent à simuler un cerveau humain par le recours notamment à de l'électronique et de l'informatique[4].

Elle a démontré en 2017 qu'un nano-neurone artificiel[5] pouvait reconnaître des chiffres prononcés[6],[7],[8],[9],[10], résultats publiés dans la revue Nature[11].

Récompenses et distinctions

Conférences filmées

Notes et références

  1. Jean-Baptiste Veyrieras, « Julie Grollier, chercheuse (bio)inspirée », (consulté le ).
  2. Julie Grollier, Renversement d'aimantation par injection d' un courant polarisé en spin (thèse de doctorat en Physique de la Matière Condensée), Université Pierre et Marie Curie - Paris VI, (lire en ligne)
  3. « Unité Mixte de Physique CNRS/Thales - GROLLIER Julie », sur www.cnrs-thales.fr (consulté le )
  4. « Graphène et cerveau virtuel, champions d'Europe », Le Monde, 2013-31-01 (lire en ligne)
  5. « Des composants bio-inspirés », Le Monde, (lire en ligne)
  6. « Une synapse artificielle apprend seule », Le Monde, (lire en ligne)
  7. « Des chercheurs dotent un ordinateur de neurones artificiels », Le Monde,
  8. « Le premier nano neurone capable de reconnaissance vocale », France Inter, (lire en ligne)
  9. « Des nanoneurones pour doper l’intelligence artificielle », Les Échos, (lire en ligne)
  10. Thales, « Percée mondiale de l'Unité Mixte de Physique CNRS-Thales », (consulté le )
  11. (en) Jacob Torrejon, Mathieu Riou, Flavio Abreu Araujo et Sumito Tsunegi, « Neuromorphic computing with nanoscale spintronic oscillators », Nature, vol. 547, no 7664, , p. 428–431 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, PMID 28748930, PMCID PMC5575904, DOI 10.1038/nature23011, lire en ligne, consulté le )
    (en) Frank Hoppensteadt, « Applied physics: A new spin on nanoscale computing », Nature, vol. 547, no 7664, , p. 407–408 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/547407a, lire en ligne, consulté le )
  12. ARTIFICA, « 82 nouveaux Talents du CNRS - Communiqués et dossiers de presse - CNRS », sur www2.cnrs.fr (consulté le )
  13. « Julie Grollier | CNRS », sur www.cnrs.fr (consulté le )
  14. (en) « APS Fellow Archive », sur www.aps.org (consulté le )
  15. (en) « European Commission : CORDIS : Projects and Results : On-chip memristive artificial nano-synapses and neural networks », sur cordis.europa.eu (consulté le )
  16. « Institut de physique - CNRS - Cinq jeunes chercheurs lauréats de l’ERC », sur www.cnrs.fr (consulté le )
  17. « Exploratrice de nano-neurones : Julie Grollier, directrice de recherche à l’unité mixte CNRS-Thales - Numerique », L'Usine nouvelle, (lire en ligne, consulté le )
  18. (en) « Commission européenne : CORDIS : Projets et résultats : Bio-inspired Spin-Torque Computing Architectures », sur cordis.europa.eu (consulté le )
  19. (en) « Julie Grollier, ERC Consolidator laureate | Université Paris Saclay », sur www.universite-paris-saclay.fr (consulté le )

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