Classification internationale des soins primaires

La Classification Internationale des Soins Primaires (CISP) est la version française de l’International Classification of Primary Care (ICPC), développée par l’Organisation internationale des médecins généralistes (Wonca). Elle appartient à la famille des classifications de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme classification associée à la Classification internationale des maladies (CIM). Elle est incluse dans le Metathesaurus de l’Unified Medical Language System (UMLS)[1], développé par la National Library of Medicine (NLM) américaine.

CISP

Codes-Q QR51

Mise en garde médicale

Depuis la création de la première version de l’ICPC (ICPC-1) en 1987, elle a été traduite en plus d’une vingtaine de langues. Elle a été publiée en langue française dans sa première version (CISP-1) en 1992, puis dans sa deuxième version (CISP-2) en 2000. Elle est aussi disponible en format électronique (CISP-2-E), permettant son intégration dans les dossiers médicaux informatisés, sous réserve de l’obtention d’une licence d’utilisation.

Avec les Q codes elle forme la 3CGP[2],[3].

Objet de la CISP

Elle permet de classer et coder trois éléments de la consultation de médecine générale, ou plus généralement de soins primaires. Il s’agit des motifs de rencontre (du point de vue du patient), les appréciations portées par le professionnel de la santé (problèmes de santé diagnostiqués) et les procédures de soins (réalisées ou programmées). Le rapprochement de ces éléments permet de reconstituer des épisodes de soins, ce qui rend la CISP pleinement compatible avec l’orientation par problèmes du dossier médical.

Structure

La CISP est une classification bi-axiale, dont le premier axe est composé de 17 chapitres désignant chacun un appareil corporel (incluant les chapitres psychologique et social) et le second axe de sept composants (symptômes et plaintes, procédures diagnostiques et préventives, procédures thérapeutiques, résultats d’examens complémentaires, procédures administratives, références et autres motifs de contact, diagnostics et maladies). À chaque rubrique est associée un code comprenant trois caractères alphanumériques, dont une lettre désignant le chapitre suivie de deux chiffres spécifiant la rubrique. La CISP-2 comporte 687 rubriques sans les procédures (composants 1 et 7 seulement), disposant le plus souvent de critères d’inclusion et d’exclusion, et d’une correspondance avec la liste de codes CIM-10.

Utilisation

Elle a été développée initialement pour le recueil manuel et l’analyse épidémiologique des données de consultation en médecine générale. Dans le cadre du dossier médical informatisé, elle peut être utilisée avec des systèmes d’aide à la décision (diagnostique ou thérapeutique), d’assurance qualité des soins, de surveillance épidémiologique, et de recherche scientifique en soins primaires. Son niveau limité de granularité a conduit au développement de versions étendues, intégrant une terminologie d’interface comme un thésaurus ou une nomenclature. Il existe le plus souvent une correspondance entre ces systèmes terminologiques spécifiques de la médecine générale et la Classification internationale des maladies (CIM-10), condition préalable à l’échange ou au partage de données avec les médecins d’autres spécialités.

Sources

Notes et références

  1. UMLS - Source Vocabularies - 2010AB Release
  2. « 3CGP – Core Content Classifcation in General Practice / Family Medicine », sur 3cgp.docpatient.net (consulté le )
  3. CISMeF, « HeTOP », sur www.hetop.eu (consulté le )

Voir aussi

Articles annexes

Liens externes

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