China illustrata

China illustrata est un livre de large format (237 pages) publié par Athanasius Kircher, à Amsterdam en 1667. Écrit en latin et aussitôt traduit et publié en langues vulgaires (néerlandais en 1668, anglais en 1669, français en 1670) cette somme des connaissances de l’époque sur la Chine, le Tibet et l’Extrême-Orient (avec de nombreuses illustrations) eut un succès considérable et est à l’origine de la sinologie moderne.

China illustrata

Frontispice de l'ouvrage (Adam Schall et Matteo Ricci)

Auteur Athanasius Kircher
Genre Essai
Éditeur Johannes Janssonius
Lieu de parution Amsterdam
Date de parution 1667
Nombre de pages 237

Description

Le titre exact et complet du livre est : ‘Athanasii Kircheri e Soc. Jesu China monumentis, qua sacris qua profanis, nec non variis Naturae et artis spectaculis, aliarumque rerum memorabilium argumentis illustrata, auspiciis Leopoldi primi, Roman. Imper. Semper augusti Munificentissimi Mecaenatis.’. De très large format, ce livre de 237 pages est publié à Amsterdam en 1667, d’abord par l’imprimeur Johannes Jansson van Waesberg, ensuite par Jacob Meurs.

L’imprimatur est accordé le par Giovanni Paolo Oliva, supérieur général de la Compagnie de Jésus, auquel l’œuvre est dédiée (par Athanasius Kircher).

Contenu

Le « Grand Lama ou Père éternel » (Lobsang Gyatso, 5e dalaï-lama), et à son côté, une statue à l'effigie de Güshi Khan, Khan mongol qui le plaça au pouvoir. Gravure de China illustrata d'Athanasius Kircher (Amsterdam, 1667), d'après un dessin de Johann Grueber[1].

Le livre est divisé en six parties. Chacune est abondamment illustrée de dessins et gravures. Kircher porte un intérêt tout particulier aux langues orientales et leurs caractères écrits (présentés avec illustrations), tentant des rapprochements avec les hiéroglyphes égyptiens qui sont un de ses sujets d'études préférés:

  • Pars I (42 pages): À propos d’un très ancien monument syrien-chrétien plus que millénaire découvert en Chine. Déchiffrage et interprétations des textes que l’on peut y lire.
  • Pars IV (44 pages) : Géographie, nature (minéraux, faune et flore), coutumes, art, et organisation politique en Chine.
Tentative d'explication de caractères chinois

Appréciation

China Illustrata contient la première description de Lhassa (avec gravure et description détaillée du palais du Potala), et du Tibet central, faite par Dorville et Grueber. Pour la première fois le royaume du Népal est mentionné dans une publication européenne.

Pour la première fois également une illustration est donnée des caractères devanagari en usage dans l’Inde du Nord (avec, à titre d’exemple, une translittération de Pater Noster et Ave Maria en sanskrit).

Ce compendium des connaissances européennes sur l’Extrême-Orient (et en particulier la Chine) n’est pas sans erreurs. Mais c’est un premier essai de description scientifique de la Chine. China illustrata eut une influence considérable sur la conception que l’on se faisait de la Chine en Europe à la fin du XVIIe siècle. L’œuvre d’Athanasius Kircher reste très longtemps un ouvrage de référence sur la Chine et l’Extrême-Orient.

Référence

En 1979, ls Bibliotheca Himalayica (éd.: H.K. Kuloy), a publié en facsimilé le livre China illustrata de Athanasius Kircher: série I, vol. 24, (Ratna Pustak Bhandar, Kathmandu, Nepal).

Notes et références

  1. Michael Taylor, Le Tibet - De Marco Polo à Alexandra David-Neel, Payot, Office du Livre, Fribourg (Suisse), 1985, (ISBN 978-2-8264-0026-4), p. 49.

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