Cathédrale San Pietro de Mantoue

La cathédrale San Pietro est la cathédrale et l'église principale de la ville de Mantoue, dans la province italienne de la Lombardie.

Histoire

L'intérieur

Une première structure a probablement existé à l'époque paléo-chrétienne, qui a été suivie d'un édifice détruit par un incendie en 894 dont il reste encore aujourd'hui le campanile roman.

Pour célébrer la naissance de son premier fils en 1395, François Ier de Mantoue fit construire une nouvelle façade de style gothique par les frères vénitiens Jacobello et Pier Paolo Dalle Masegne qui étaient sculpteurs et architectes. Jacobello revêtit la façade de marbres polychromes et Pier Paolo réalisa l'ensemble sculpté. L'église fut reconstruite vers 1395 - 1401 avec l'ajout de chapelles sur les côtés [1].

Après un autre incendie en 1545, à la demande du cardinal Hercule Gonzague, régent du duché, Giulio Romano a entièrement refait l'intérieur en préservant la façade. Le cardinal jugeait l'édifice "petit" et "mal conçu". Pour ce faire, Giulio Romano s'inspira de la basilique constantinienne de Saint-Pierre de Rome que la pape Paul III, ennemi juré du cardinal, était en train de faire disparaître. Giulio Romano transforma l'édifice gothique en un endroit lumineux d'une grande beauté classique en créant dans le périmètre de l'édifice préexistant, un espace formé de cinq nefs divisées par trente-deux colonnes. Les travaux furent terminés par son successeur et ancien élève, à la suite de son décès, Giovan Batista Bertani[1].

La décoration intérieure fut supervisée à partir du début des années 1550 par Giovan Battista Bertani qui fit réaliser dix retables par des artistes locaux comme Ippolito Costa et Fermo Ghisoni, mais aussi par des artistes étrangers. Parmi eux, originaire de Viadana, Girolamo Mazzola Bedoli peignit une délicate Santa Tecla et le Crémonais Giulio Campi, un Saint Jérôme aujourd'hui disparu. Quatre peintres Véronais participèrent à cette entrepriseː Battista del Moro, Domenico Brusasorci, Paolo Farinati et Véronèse. Ce dernier, encore très jeune, il avait alors vingt-quatre ans, peignit une Tentation de saint Antoine qui est aujourd'hui conservée au musée des Beaux-Arts de Caen[1].

Après deux siècles d'hésitations, la façade a été cependant enlevée entre 1756 et 1761 et remplacée par une de style baroque en marbre de Carrare sur un projet de l'architecte Nicolo Baschiera[1]. De l'édifice de la Renaissance, il ne reste aujourd'hui que les pointes caractéristiques sur les côtés, décorées de rosaces.


Reliques

En 1793, la dépouille in-corrompue du bienheureux Bartolomé Fanti est installée dans la chapelle de Notre-Dame couronnée (Cappella della Madonna Incoronata) de la cathédrale[2].

La dépouille in-corrompue du bienheureux Jean-Baptiste Spagnoli décédé le , repose dans la cathédrale. Le père Carme, grand poète et humaniste, a été béatifié en 1885[3].

Notes et références

  1. Barbara Furlotti et Guido Rebecchini (trad. de l'italien), L'art à Mantoue, Paris, Hazan, , 278 p. (ISBN 978-2-7541-0016-8)
  2. (it) Antonio Borrelli, « Bl. Aloysius Rabata of Randazzo », sur santiebeati.it, Santi e Beati, (consulté le ) repris inextenso sur (it) « B. Bartolomeo Fanti, Sacerdote (m », sur ocarm.org, Ordine dei Carmelitani (italie) (consulté le )
  3. (it) Anthony Cilia, « Beato Battista Spagnoli », sur santiebeati.it, Santi e Beati (consulté le )

Source de la traduction

Articles connexes

Liens externes

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