Cadran commémoratif

Un cadran solaire commémoratif ou cadran commémoratif, appelé memorial dial en anglais[1] est un cadran solaire commémorant, par une fonctionnalité spécifique du cadran, un événement ayant eu lieu, ou se reproduisant, à une heure et une date donnée. Afin de réaliser un tel cadran, il convient donc, en base, de déterminer l'azimut et la hauteur du soleil, au lieu d'installation du cadran, correspondant à l'évènement qui est à commémorer[2].

Cadran solaire commémoratif de Sophia Antipolis (photo prise à midi solaire le jour du solstice d'été)

Par extension, on peut également inclure dans ce type de cadran des dispositifs n’étant pas à proprement parler des cadrans solaires (qui indiquent le temps solaire tout au long de l’année) mais qui utilisent néanmoins les rayons du soleil pour commémorer un événement.

Exemples de cadrans commémoratifs

Un exemple de cadran commémoratif, est le canon solaire ou canon de midi, qui était en usage au XVIIIe siècle, notamment sous la forme de petits dispositifs portatifs. Il était constitué d’un cadran solaire horizontal et d’un canon associé à une loupe qui concentrait, à midi solaire, les rayons du soleil vers le système de mise à feu du canon. Il permettait donc, tous les jours, de signaler par un coup de canon le midi solaire, ce qui permettait de régler sa montre à cette époque[3].

Un autre exemple beaucoup plus récent est le cadran solaire, lauréat d'un concours international, réalisé en 1982 sur le site de l'Ecole des mines de Paris à Sophia Antipolis. Il est constitué de poutres d’aluminium parallèles (entre elles et à l'axe de rotation de la Terre), permettant, chaque heure, de projeter un rayon de soleil sur le sol et d'indiquer ainsi l'heure solaire. Ces poutres sont en outre perforées de telle manière qu'autour des solstices et des équinoxes, à midi solaire, les mots SOLSTICE et ÉQUINOXE apparaissent sur le sol[4].

Cadran solaire commémoratif de Port Hueneme (États-Unis)

Un dernier exemple encore plus récent est le cadran solaire monumental, cadran horizontal installé sur le bord de mer à Port Hueneme dans le sud de la Californie, près de l’endroit où le vol 261 d’Alaska Airlines s’est écrasé le 31 janvier 2000. À l’heure de l’accident, chaque 31 janvier, l’ombre du cadran solaire vient recouvrir une plaque rendant hommage aux victimes.

D’autres mémoriaux dédiés aux victimes de guerre ou de tragédies, n’étant pas à proprement parler des cadrans solaires mais répondant à la définition de cadran commémoratif, peuvent être cités :

Notes et références

  1. (en) Association nord-américaine des cadrans solaires, « Memorial dials », sur http://www.sundials.org (consulté le )
  2. Roger Torrenti, Les cadrans solaires, Paris, Lulu.com, , 218 p. (ISBN 9780244531409), p. 124-125
  3. René R. J. Rohr, Les cadrans solaires . Traité de gnomonique théorique et appliquée, Paris, Gauthier-Villard, , 208 p., p. 170
  4. Michel Lalos, « Ecole des Mines de Sophia Antipolis (France) », sur http://www.cadrans-solaires.fr (consulté le )
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