Burj-al-Arab

Le Burj al-Arab (برج العرب « Tour des Arabes » en arabe) est un hôtel proclamé "sept étoiles" par certains journalistes[1], situé à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Mesurant 321 mètres, il était, jusqu’en 2007, l'édifice utilisé exclusivement comme un hôtel le plus élevé (le plus haut est désormais le JW Marriott Marquis, également à Dubaï). Il est particulièrement reconnaissable à sa forme de voile géante. Conçu en 1993 par l’architecte Tom Wright[2], il est construit sur une île artificielle du golfe Persique.

Description

La "tour des Arabes" est l'un des hôtels les plus luxueux au monde et l'une des icônes les plus représentatives du paysage urbain de Dubai. il est également devenu un des symboles les plus célèbres de l'architecture contemporaine.[3]

Le volume de l'atrium peut contenir le World Trade Center de Dubaï (en), qui, à 38 étages, était le plus haut édifice à Dubaï de la fin des années 1970 à la fin des années 1990. Il a été construit de telle façon que son ombre ne recouvre pas la plage. Un héliport (qui sert parfois aussi de terrain de tennis), ainsi qu'un restaurant panoramique se trouvent tous les deux au sommet, au-dessus de l'océan, en porte-à-faux sur les bords opposés de l'hôtel.

Le gratte-ciel contient 18 ascenseurs dont 2 panoramiques directs 1er au 27e à grande vitesse; deux batteries de 6 ascenseurs desservant tout l'édifice plus le parking souterrain; 2 pour le service; 1 monte-charge; et un reliant le RC au 1er.

L'hôtel a été construit par la compagnie de construction sud-africaine Murray & Roberts. Le mur extérieur de l'atrium faisant face à la plage est fait de tissus isolants en fibre de verre recouverts d'une couche de teflon pour les protéger de l'usure due aux vents des sables venant du désert.

Le Burj al-Arab est considéré comme l'un des hôtels les plus onéreux du monde. Le tarif officiel pour les suites les moins chères varie entre 7 600 et 17 600 dirhams[4] la nuit. L'entrée de l'hôtel est interdite aux visiteurs, mais il est néanmoins possible d'y pénétrer en réservant pour y prendre un thé l'après-midi pour la somme de 70 . Pour ce prix là, outre le thé, il sera servi du champagne et un total de 7 plats (tranche de saumon, mignardises, petits gâteaux, etc.)

Les vestiaires des suites royales sont plus spacieux qu'une chambre d'hôtel ordinaire[5].

L'île artificielle

L'architecte voulait que l'édifice ait l'air d'émerger de l'eau. Il a donc fallu construire une île artificielle à 270 m au large de la plage de Jumeirah. Cette île devait au départ être constituée de rochers, méthode bien maîtrisée. L'architecte refusa cette solution, d'une part parce qu'il la jugeait inesthétique, d'autre part parce qu'il voulait que l'île soit la plus basse possible. Les ingénieurs ont donc dû trouver une solution pour que l'île soit suffisamment basse, mais aussi résistante aux assauts de la mer. Elle est finalement réalisée en pierres entourées d'éléments anti-vagues en béton et s'élève à 7,5 m au-dessus de l'eau. Le sable situé en sous-sol pose aussi problème pour les fondations, les ingénieurs redoutant l'effet de l'eau. Pour éviter la catastrophe, ils décident de construire un « rempart » en acier qui descend à 20 m de profondeur et une couche d'isolation en béton. Ce sont finalement 250 piles en béton de 40 m de long qui font office de fondations.

Notes et références

  1. "The National", 14 juin 2009
  2. Site de l'architecte Tom Wright
  3. Oscar Eugenio Bellini, Nouvelle frontière de l'architecture 2008
  4. Le 4 mai 2008, 10 dirhams des Émirats arabes unis valaient 1,76 euro. Soit 8 500 dirhams = 1 496 euros et 17 600 dirhams = 3 097 euros.
  5. Burj Al Arab Jumeirah

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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